Répertoire

 

Le chœur Penn Ar Bed, aussi à l’aise dans les programmes classiques que modernes, aime chanter des œuvres rares ou peu connues.

Un programme se construit sur 15 à 18 mois.

 

 

2016-2017
SING FOR JOY !

 

Musique sacrée américaine a cappella du XXI ème siècle

 

Dans ce programme de musique sacrée actuelle des États-Unis, entièrement a cappella, le chœur Penn ar Bed a fait résolument le choix de la joie, de la lumière et du partage.

Choisir le chant choral américain, majoritairement des années 2000, c’est puiser dans un répertoire profondément ancré dans la sensibilité de notre temps, d’une grande diversité d’influences, d’une grande technicité d’écriture, mais surtout d’une énergie et d’une sensibilité communicatives qui parlent directement aux sens et au cœur, rassembleuses d’un large public.

L’importance et la richesse de la musique chorale aux États-Unis trouve ses racines au temps des colons, quand l’interdiction des instruments de musique dans les églises et l’influence de la tradition vocale anglaise ont développé le chant choral dans la vie liturgique d’abord, puis hors des églises également.

D’abord uniquement sous influence européenne, le style choral américain a forgé son identité en sachant se nourrir également du jazz, du « barbershop », du negro-spiritual, des styles régionaux et, à l’instar de Charles Ives le premier, il a su se démarquer en apportant ses propres innovations dans l’écriture, dans les sonorités.

Aujourd’hui, les nombreux compositeurs et compositrices en activité continuent d’enrichir cette vie chorale pléthorique pour les chœurs universitaires, liturgiques, professionnels, les festivals, mais aussi les écoles et lycées qui leur passent commande.

Le chœur Penn ar Bed a choisi de mettre en valeur cette diversité d’influences dans un choix qui se veut représentatif des couleurs chorales actuelles.

Eric WHITACRE, Liby LARSEN, Matthew CULLOTON, Gwyneth WALKER, Sally K. ALBRECHT, Abbie BETINIS…, les compositrices et compositeurs choisis, sont très actifs dans cette vie chorale foisonnante, certains d’entre eux étant des références depuis des décennies, d’autres de jeunes talents moins connus, que le Chœur Penn ar Bed a voulu faire entendre et connaître.

Au-delà des influences et sensibilités différentes, les chants de ce programme ont en commun d’exprimer une foi aux couleurs musicales chatoyantes, avec une énergie de vie et d’optimisme qui invite chœur et public à un moment de partage.

Voici quelques courts extraits de ce programme :

Chords of love :

 

God so love the world :

 

Sing for joy :

Concerts :

Décembre 2016 : Eglise St Pierre à Briec
Décembre 2016 : Eglise St Pierre à Crozon
Janvier 2017 : Abbaye de Landevennec
Janvier 2017 : Cathédrale St Corentin à Quimper
Février 2017 : Eglise ND de Kerbonne à Brest
Février 2017 : Eglise ND des Carmes à Pont l’Abbé

 

 

 

 

 

 

2014-2015

ARS GALLICA

 

musique romantique française pour chœur accompagnement de piano

(accompagnement : Isabelle Poncet)

 

Après la Révolution, la bourgeoisie entraîne dans son essor un fort engouement pour le spectacle lyrique, l’art du chant et le répertoire pour piano. Les productions d’opéra et d’opérette sont nombreuses. De plus, la multiplication des sociétés de concert privées et des concerts au salon témoigne d’une vie artistique et musicale foisonnante.

Après la défaite de 1870, l’heure est à l’affirmation de l’esthétique française. ARS GALLICA (« L’art français ») est en effet la devise de la Société Nationale de Musique, fondée en 1871 par César FRANCK et Camille SAINT-SAËNS, dont l’objectif est de promouvoir le « goût français » par opposition à la mode allemande représentée par Richard WAGNER.

À côté des plus célèbres compositeurs de cette fin de siècle, figurent des noms injustement méconnus : ceux des compositrices Lili BOULANGER, Cécile CHAMINADE et Augusta HOLMES, sans oublier le brestois Jean CRAS.

Les uns et les autres ont en commun de mettre en valeur le sens de la mélodie française, le rapport au texte poétique et l’expression des sentiments romantiques, intimistes ou grandiloquents, avec, en toile de fond, la nature comme métaphore de toute chose humaine ou sacrée et théâtre du mystérieux. En témoignent Calme des nuits, Soir, Sous-bois, Les fleurs et les arbres, Le ballet des ombres.

Dans ce programme à dominante profane, il est surprenant d’entendre à quel point les pièces sacrées, qui y figurent, ont été nourries de cette esthétique romantique où les sentiments humains occupaient une place centrale. (Prière du soir, Près du fleuve étranger, extrait des Sept paroles de N. S. Jésus Christ).

Le panorama se complète de pièces dans l’esprit enjoué et enthousiaste de cette époque, où l’on entend les influences croisées de la danse, de l’opéra, de l’opérette et où les délicats discours de l’amour dialoguent avec amusement (L’heure s’envole, Valse avec choeur, Madrigal, Pavane).

D’autres pièces témoignent enfin de la cohabitation d’un esprit patriotique avec un goût prononcé pour l’orientalisme, dualité de l’époque des grandes expositions universelles avec une France en ouverture sur le monde (Chanson des aiguilles, Danse d’Almées).

 

Voici, chanté par le Chœur Penn Ar Bed, deux extraits de ce programme :

 

« Prière du soir » de Charles Gounod

 

et « Madrigal » de Gabriel Fauré

 

Concerts :

Mars 2015 : Eglise Ste Anne du Guilvinec
Mars 2015 : L’Archipel (Fouesnant)
Avril 2015 : Théâtre de Cornouaille ( Quimper)

 

 

 

 

 

 

 

 

2012 – 2013

MISSA MEXICANA

  de Juan Gutierez de Padilla et Gaspar Fernandes

 Accompagnement : ensemble « Mexico Barroco »
(Sacqueboutes, Harpe, Flûte, Viole de gambe, Guitare , Percussions )

 

Pour qu’une œuvre soit grande et qu’elle s’impose à tous, il faut peut-être le mélange de deux histoires… C’est ce que nous avons tenté de mettre en avant avec ce programme.

Le Mexique résulte des histoires mêlées de la civilisation aztèque, de l’invasion espagnole et de l’arrivée des esclaves africains. Les jésuites portugais et espagnols y apportent une musique où se côtoient le grégorien, le baroque espagnol et les rythmes arabo-andalous. Mais, face au grand rituel cosmique du monde aztèque, les jésuites évangélisateurs gagnent les cœurs de la Nouvelle-Espagne en réutilisant la musique populaire locale.

L’écriture polyphonique admirablement maîtrisée de l’Age d’Or espagnol s’enrichit ainsi de danses populaires latino-américaines et africaines, superbe mélange de musique savante et de sensibilité populaire. La pompe solennelle de la messe baroque se voit ainsi ornée de couleurs et rythmes africains. De même, l’alternance de pièces liturgiques et de « Villancicos » (compositions en langue espagnole ou vernaculaire, comme le nahuatl, basées sur des thèmes et danses populaires), accompagnés de guitares, harpes, sacqueboutes, tambours et castagnettes, crée un paysage musical mélangé, riche et singulier.

Juan GUTTIEREZ DE PADILLA arrive du Vieux Continent et prend en 1629 la suite de Gaspar FERNANDES dont il était l’assistant au poste de maître de chapelle à la Cathédrale de PUEBLA de LOS ANGELES, important pôle religieux près de Mexico.

Notre programme, Missa mexicana, donnait à entendre cette pluralité d’influences musicales qui se pratiquait naturellement à cette époque.

Pour cela, il est composé de la Messe pour double-chœur « Ego flos campi » de Juan GUTTIEREZ DE PADILLA, enrichie de Villancicos de Gaspar FERNANDES et de quelques autres compositeurs, dans l’esprit des célébrations de l’époque.

Cette Missa Mexicana symbolise la rencontre de deux cultures et de deux continents, le Vieux Continent et le Nouveau Monde.

Pour illustrer ce texte, voici, chanté par le chœur Penn Ar Bed :

 « Las estrellas se rien » de Juan Gutierez de Padilla

 

et « Hanac pachap » (chant traditionnel)

 

Concerts :

Juin 2013 : Eglise St Jean de Baly à Lannion
Juin 2013 : Cathédrale St Corentin à Quimper
Juillet 2013 : Eglise ND des Carmes à Pont L’Abbé
Octobre 2013 : Abbaye St Guénolé de Landevennec

 

 

 

 

 

 

 

2010-2011

BRITISH SPIRIT

 

Accompagné à l’orgue par Yves Pignot , il se compose de pièces de Ralph Vaughan Williams et de Benjamin Britten

 

BEJAMIN BRITTEN (1913-1976)

Né le 22 novembre 1913 à Lowestoft, Benjamin Britten est poussé très tôt vers la musique par sa mère, chanteuse amateur. De 1930 à 1934, au “College of Music“ de Londres, il continue à étudier la composition et le piano et commence à faire remarquer son talent dans cette période. Pour ses premiers contrats, il écrit de la musique pour le cinéma documentaire.

En 1942 il écrit Peter Grimes, chef-d’œuvre qui relancera l’opéra anglais, statique depuis Henri Purcell. Toujours soucieux de relier musiciens amateurs et professionnels, il fonde avec Peter Pears en 1948 le Festival d’Aldeburgh qui fait collaborer amateurs locaux et grands noms internationaux.. Il compose ensuite l’opéra Midsummer Night’s dream. En 1961, son War Requiem (Requiem de la guerre) est créé : c’est une réussite complète.

De 1969 à 1971, Britten donne des tournées en Europe, après lesquelles il compose Death in Venise. Benjamin Britten s’éteint à Aldeburgh (ville désormais connue pour son festival Britten) en 1976. Il est le principal compositeur anglais de la seconde moitié du vingtième siècle, dans la lignée d’Henry Purcell. Il a laissé notamment de nombreux opéras ( Gloriana , …) , des œuvres chorales ( Hymn to St Cecilia,…),des œuvres orchestrales et de la musique de chambre.

 

RALPH VAUGHAN-WILLIAMS (1872-1958)

Petit-neveu de Charles Darwin et fils d’un pasteur, Ralph Vaughan-Williams étudie le violon puis la composition au Royal College of Music à Londres. Il y rencontre notamment Gustav Holst qui devient son ami. Il poursuit ses études au Trinity College à Cambridge

Il réside ensuite à Londres et fait de nombreux voyages dans son pays où il recueille des chants populaires. Il se marie en 1897. Cette même année, il visite l’Allemagne où il suit l’enseignement de Max Bruch. Il passe son doctorat en musique à Cambridge en 1901.Pendant un séjour en France en 1909, il rencontre Maurice Ravel.

Durant la Première Guerre mondiale, son poste d’ambulancier le marque profondément ; il est probable que les bruits d’artillerie contribuèrent à sa surdité tardive. Il devient professeur de composition au Royal College of Music de 1919 à 1938. Il conserve également une activité de direction d’orchestre et il dirige à de nombreuses reprises les Passions de Jean-Sébastien Bach. Il meurt en 1958, universellement reconnu. Ses funérailles ont lieu à l’abbaye de Westminster où ses cendres reposent près de celles d’Henry Purcell.

Son œuvre comprend notamment 10 Symphonies,des pièces symphoniques ( Fantaisie sur Greensleeves ,…), des musiques chorales sacrées ou profanes (Hodie, cantate de Noël,…),des musiques de scène et de ballet, de la musique concertante (The Lark Ascending,…),des pièces pour piano et orgue ,et de la musique de chambre .

 

 

Voici chantés par le chœur Penn Ar Bed deux chants composés par Benjamin Britten, extraits de ce programme :

« Country girls »

 

« A hymne of the Virgin »

 

 

Concerts :

Octobre 2011 : Eglise St Trémeur à Carhaix
Novembre 2011 : Eglise St Mélaine à Morlaix
Novembre 2011 : Cathédrale St Corentin à Quimper

 

 

 

 

 

 

 

 

2009-2010

RACHMANINOV

Extraits des vêpres et de la liturgie de St Jean Chrysostome

 Pour chœur a capella et percussions (Olivier le Gallo)

 

Serge RACHMANINOV

Né en 1873 à Novgorod en Russie, Serge RACHMANINOV n’a pas seulement été le pianiste qui a merveilleusement écrit pour son instrument, mais également le plus important des artisans du renouveau du chant orthodoxe. Il cherchait à en retrouver les racines nationales dans les mélodies traditionnelles et à créer un nouveau style d ’harmonisation imité des chants populaires .

Ses deux grandes œuvres religieuses, les Vêpres opus 37, et la Liturgie de Saint Jean Chrysostome opus 31, ainsi que la plus grande partie de son œuvre, furent écrites avant son départ en exil lors de la révolution de 1917. Ensuite, sa vie aux Etats –Unis , où il décèdera en 1943 , sera celle d’un grand virtuose du piano qui regrettait de ne plus avoir le temps de se consacrer à la composition.

Il nous lègue, entre autres, ses œuvres vocales témoignant du renouveau du chant orthodoxe et empreintes de l’atmosphère des vieilles cathédrales du Kremlin.

 

LES ŒUVRES

Les Vêpres de Rachmaninov gagneraient à retrouver leur traduction littérale : « Grande louange du soir et du matin ».

Associant en réalité les prières des Vêpres et des Matines, le véritable titre de cette œuvre traduit merveilleusement le clair-obscur qui se dégage de la succession de ces pièces. Les effets les plus dramatiques succèdent aux prières les plus calmes, tandis que de brillantes explosions chorales répondent à de simples monodies, discrètement accompagnées. Ecrite pendant la première guerre mondiale, cette magnifique fresque devient également le reflet d’une période de bouleversements, dans laquelle on peut entendre à la fois le cri d’un peuple et une volonté d’apaisement en réponse à ces années de sacrifice.

Ecrite en 1910, cinq années auparavant, la Liturgie de Saint Jean Chrysostome exprime toute la profondeur du texte liturgique, avec la simplicité des mélodies orthodoxes, mais aussi, la richesse de l’écriture quasi « orchestrale » du chœur chez Rachmaninov. Ici, le romantisme s’efface derrière une ferveur religieuse profonde et intemporelle.

Les extraits de ces deux œuvres rassemblés, composent un véritable tableau, dans lequel les chœurs de Rachmaninov – souvent emprunts d’une ferveur très intérieure, voire retenue – rencontrent la passion, la fougue d’une improvisation purement instrumentale. Si le chant liturgique orthodoxe ne s’embarrasse habituellement d’aucune musique instrumentale, ici, comme pour exprimer un véritable conflit intérieur, le discours véritablement pieux de la voix, tantôt suppliant, tantôt rassurant, fait face à la violence, mais aussi à la sérénité de la percussion, selon l’écho que les pièces rencontreront dans l’esprit du percussionniste.

Ce programme est comme une progression intérieure, comme un cheminement spirituel, une recherche, sans cesse rappelée à l’ordre par une psalmodie et mise à l’épreuve par la force instrumentale.

 

Le chœur Penn Ar Bed chante :

 

« Blagoslovi dushe moya »   Extrait de la liturgie de St Jean Chrysostome

 

et

 « Slava vichni »    Extrait des Vêpres  (arrangement P. Dissert)

 

 

Concerts :

Juin 2010 : chapelle St Vincent à Pont-Croix
Juin 2010 : Cathédrale ST Corentin à Quimper
Juillet 2010 : Eglise ND des Carmes à Pont l’Abbé

 

 

 

 

 

 

 

 

2007-2008

THEODORAKIS ET LES POÈTES

 

Œuvres de Théodorakis
sur des poèmes de
Odysséas Elytis, Georges Seferis, Pablo Neruda

 

AXION ESTI (Oratorio pour baryton, chœur et orchestre, poème d’Odysseas Elytis)

EPIPHANIA AVEROFF (Cantate pour baryton chœur et orchestre,
poème de G. Seferis)

REQUIEM POUR NERUDA (Chœur et orchestre)

CANTO GENERAL (Oratorio pour chœur, soliste et orchestre,
textes de Pablo Neruda)

 

 

Rencontre avec Georges SEFERIS -1968

Après le coup d’état du 21 avril 1967, THEODORAKIS est arrêté. Transféré à la prison d’Averoff, il survit avec ses camarades en composant. Il avait déjà mis en musique quelques vers du poème de Seferis : «Epiphania», qu’il reprend avec l’idée cette fois-ci de faire du poème tout entier (44 vers) une chanson, ce qu’il appellera lui-même une « chanson-fleuve ».
Il écrit donc dans les premiers jours de janvier 1968 une Cantate pour chœur mixte à six voix et orchestre populaire « EPIPHANIA AVEROFF ».
Georges Seferis (1900-1971) est le poète de l’exil par excellence : exilé de sa patrie (il naquit à Smyrne), le poète est voué à l’errance.
Surgissent alors des sensations, des images, des souvenirs heureux, tout ce qui fait que le poète peut se retrouver : « J’ai maintenu ma vie », leit-motiv sans cesse repris et décliné par Theodorakis dans sa cantate. Seferis recevra le Prix Nobel de Littérature en 1963 « J’appartiens à un petit pays, mais sa tradition est immense ».

 

 

Rencontre avec Odysseas ELYTIS -1979

La première grande œuvre « méta symphonique » de Mikis THEODORAKIS « AXION ESTI » (Loué soit/dignum est) s’appuie sur Axion Esti, poème épique du Prix Nobel de littérature Odysseas Elytis qui, selon le compositeur est une œuvre révolutionnaire.

La première partie, Genesis, fête la naissance de la mer et de la terre grecque. Cette naissance finit dans le drame historique de l’oppression et de la résistance. L’accomplissement n’est possible qu’à travers la passion, la souffrance du peuple, et cet accomplissement c’est l’Axion Esti, la louange de tous les éléments, des vents, des îles, des jeunes filles et des femmes que fête « la larme interminable ».

Déjà, par le choix des instruments de l’orchestre populaire (bouzouki, guitares, santouri), le compositeur réalise une synthèse des deux grands courants de la musique populaire. L’association de cet orchestre à l’orchestre classique est une révolution dans la musique grecque, les violons sonnent comme des lyres crétoises. L’effet sonore est extraordinaire, mais également si spécifiquement grec qu’on est immédiatement convaincu qu’avec cette œuvre, THEODORAKIS a atteint son but de la création d’une musique néo-hellénique.
La fresque musicale du peuple grec est née.

 

Un compositeur mythique, une composition grandiose, la rencontre de la musique symphonique et des chants populaires sur un texte du Prix Nobel de littérature Odysseas Elytis.

 

 

voici « Ena to helidoni »

et « Tis agapis emata »

 

Concerts :

Mai 2007 : festival européen latin-grec à Nantes
Mai 2007 : Théâtre de Cornouaille de Quimper
Octobre 2007 : Eglise St Jean du Baly à Lannion
Mars 2008 : Arthémuse à Briec
Mai 2008 : Auditorium du Conservatoire de Brest
Août 2008 : Lavrio (Grèce)
Septembre 2008 : Salle Olympe de Gouges (Paris)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2005-2006

MUSIQUE RUSSE DU XXième SIÈCLE

Valery Gavrilin et Georgy Sviridov

 

GEORGY SVIRIDOV (1915- 1998)

Elève de Shostakovitch qui le considéra comme un génie, il consacra sa vie de compositeur à la musique vocale russe. Partant de la musique russe traditionnelle il fut inspiré aussi par les poètes comme Pouchkine, Blok, Pasternak.

 

VALERY ALEXANDROVICH GAVRILIN (1939-1999)

Clarinettiste au conservatoire de Leningrad, il se dirige vers la composition en 1958 et rejoint la faculté de musicologie, se spécialisant dans l’étude du folklore. Après avoir enseigné quelques années, il se mit à composer obtenant divers prix : Prix national Glinka, prix komsomol Leninsky, Prix national de l’Union soviétique et Titre d’Artiste du Peuple Russe pour sa symphonie « Peresvonï ».

 

 

Le chœur Penn Ar Bed chante :
« Peresvoni » de Valery Gavrilin

et « Vostayn boyalivyi » de Georgy Sviridov

 

 

Concerts :

Août 2005 : Eglise de la Roche-Bernard
Décembre 2005 : Eglise St Mathieu de Quimper
Décembre 2005 : Auditorium du Convervatoire de Brest
Avril 2006 : Espace Le Roudour de Morlaix

 

 

 

 

 

 

 

 

2002-2004

CHŒURS D’OPERAS RUSSE ET ITALIENS

 

Modeste Moussorgski

suite des chœurs de « Boris Godounov »
Drame musical en quatre actes et un prologue.
Livret du compositeur d’après la tragédie historique d’Alexandre Pouchkine et l’Histoire de l’Empire de Russie de Nicolas Karamzine

Puccini, Verdi et Rossini

suite de chœurs d’opéras italiens
Soliste : Pierre Figaro
Ensemble instrumental d’Armor

L’art lyrique, un genre destiné aux gourmets, est inscrit depuis quatre siècles dans la vie culturelle de l’Europe.
Le chœur d’opéra n’a au début qu’une fonction de chœur antique mais devient bientôt illustratif, puis intervient de plus en plus dans le déroulement de l’histoire commentant ou résumant l’action et donne, avec les chœurs de musique sacrée, les plus belles pages écrites pour le chant choral.

 

BORIS GODOUNOV

L’action se déroule en Russie de 1598 à 1605 au moment où Boris accède au trône après une élection truquée et la disparition mystérieuse de Dimitri second fils d’Yvan le Terrible. Les intrigues d’un autre prétendant, le « faux Dimitri », marquent le développement de l’action.

Le peuple, pour la première fois dans l’opéra, joue un rôle capital dans le drame.
Témoin des événements qui décident de son destin, ignorant, versatile, superstitieux, il acclame tantôt Boris, tantôt l’usurpateur, mais malgré tout le peuple fait et défait les tsars « ses maîtres » tandis que « les puissants de ce monde » comptent perpétuellement avec l’opinion de leurs esclaves.

C’est l’ironie d’un tel destin qui marque le thème central et l’originalité de l’opéra « Boris Godounov ». C’est ce peuple que représente le chœur, un peuple tour à tour suppliant, émouvant, ironique mais actif dans les mélodies lyriques, ingénues ou poignantes, populaires ou liturgiques, nées de la « transposition musicale » de la langue parlée.La partition de Moussorgsky veut créer un Art Russe, libre des influences occidentales et nourri par tout ce qui constitue la Russie, s’inspirant du chant populaire et d’un art tant primitif que terrien, liturgique et mystique.

 

CHŒURS D’OPERAS ITALIENS

A l’inverse la seconde partie est basée sur les traditions vocales du théâtre lyrique italien ; Verdi et Puccini trônent sans contestation possible sur les sommets de l’histoire de l’opéra (avec Mozart, Strauss et Wagner). Rossini complétait ce bouquet de chœurs d’opéras italiens, dont certains sont très connus, d’autres sont des raretés peu interprétées comme Guillaume Tell, Moïse de Rossini ou I Due Foscari de Verdi.

Ce programme fut interprété par 70 choristes du CHŒUR PENN AR BED et L’ENSEMBLE INSTRUMENTAL D’ARMOR (11 musiciens – cuivres – bois – pianiste et percussionniste) dans une partie orchestrale réécrite par HERVE LESVENAN, compositeur, sous la direction de JEAN GOLGEVIT.

 

 

Ecoutez des extraits de « Boris Godounov » de M. Moussorsky

et de « Guillaume Tell » de G. Rossini

 

 

Concerts :
Août 2002 : Chapelle St Philibert (Moëlan sur Mer)
Août 2003 : Abbaye de Boschau (Périgord)
Août 2003 : Château de Neuvic (Périgord)
Octobre 2003 : Théâtre de Cornouaille (Quimper)
Décembre 2003 : CCL de Fouesnant
Janvier 2004 : Le Triskell (Pont l’Abbé )
Mai 2004 : Abbaye du Relec (Plounéour-Menez)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2000-2001

VÊPRES  op. 37

Sergueï Rachmaninov

 

La fin du 19ème siècle en Russie, amène un indiscutable renouveau de la musique orthodoxe, en grande partie sous l’impulsion de l’Institut Synodal de Moscou.


Rachmininov en profitera pour confier aux voix deux grandes partitions, la Liturgie de Saint Jean Chrysostome, puis, en 1914, les Vêpres, un ensemble de quinze chœurs pour voix mixtes a capella et deux solistes, une mezzo-soprano et un ténor. La création aura lieu à Moscou en mars 1915 par la chorale du Saint Synode dirigée par Nicolaï Daniline.

Ce cycle monumental, que le compositeur appelait « ma messe », connut immédiatement un grand succès et fut redonné plusieurs fois, devant des salles combles et enthousiastes, au cours du même mois. Véritable orchestration pour chœur, utilisant toutes les ressources de la technique vocale, les Vêpres utilisent neuf mélodies écclésiastiques, traditionnelles à l’église russe et six mélodies originales.

Rachmaninov signe là son œuvre religieuse la plus importante destinée au concert malgré son caractère liturgique en opérant une synthèse parfaite des sources traditionnelles et de son style romantique si personnel, l’austérité n’excluant jamais la richesse des timbres et des couleurs.

 

 

Voici deux extraits de ces vêpres chantés par le Chœur Penn Ar Bed :

« Bogoroditse devo »

 

 et « Ninie otpusschayeshi »

 

 

Concerts :

Mars 2000 : Eglise St Martin (Brest)
Mars 2000 : Cathédrale St Corentin (Quimper)
Mars 2000 : Abbaye St Guénolé (Landevennec)
Juillet-août 2000 : Deva ,Hadseck et Sibiu (Roumanie)
Août 2001 : Eglise de Lampaul (Ouessant)
Novembre 2001 : Remscheid (Allemagne)
Décembre 2001 : Eglise de Kerbonne (Brest )
Décembre 2001 : Cathédrale St Corentin ( Quimper)
Décembre 2001 : Eglise de Carantec
Juin 2002 : Eglise de Locmaria (Quimper)

 

 

 

 

 

 

 

 

 1995-1996

Missa Criola – Missa por la paz y la justicia

 

Ariel Ramirez

 

 

LA MISA CRIOLLA

Messe en Castillan, chantée sur des formes musicales purement folkloriques, composée en 1963, Ariel Ramirez l’a conçue pour solistes vocaux, chœur mixte et ensemble instrumental comprenant : Charango, Quena, Siku, et percussions régionales.

Suivant le rituel classique de la messe, chaque nouvelle séquence est traitée sur un rythme différent, fruit et synthèse de cultures différentes.

 

 

LA MISA POR LA PAZ Y LA JUSTICIA

La « Messe pour la Paix et la Justice », a été achevée en 1986-1987.

Le début de sa composition coïncide avec une période particulièrement douloureuse pour le peuple argentin : guerre des Malouines en même temps que la dictature militaire.

L’œuvre débute par les sanglots du chœur, suivis « d’une immense clameur qui s’élève sur le Monde. Ce sont les pères et les mères qui pleurent leurs enfants disparus. Ils refusent d’être consolés car ces enfants sont morts » (Livre de Jérémie, 31.15).

 

 

 

Concerts :

Mai 1996 : Chapelle des Franciscains (Paris 14 °)
Juin 1996 : Eglise St Martin (Brest)
Juin 1996 : Eglise St Mathieu (Quimper)
Juin 1996 : Le Triskell (Pont l’Abbé)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1993 – 1994

Max au dos d’arlequin

Fantaisie musicale et dramatique d’après Max Jacob

Création de Cyrille Arthaux

 

 

“Max au dos d’Arlequin” propose une promenade dans l’œuvre de Max Jacob, un effleurement guidé par toutes les fantaisies, toutes les analogies, auxquelles nous convient les acrobaties funambulesques de Max, orfèvre des mots et des situations.
Le Chœur Penn ar Bed introduit la musique dans ce spectacle théâtral avec des œuvres chantées de P. Le Flem, H. Sauguet, G. Auric, R. Manuel, F. Poulenc, tous compositeurs contemporains de Max Jacob.

 

 

MAX JACOB

Poète né à Quimper en 1876, il mena une existence de bohême dans le Montmartre du début du siècle en compagnie de Picasso, Carco, Salmon et Dorgelès.
En 1909 il se convertit au catholicisme et se retire à l’Abbaye de St Benoît sur Loire en 1921.
De 1903 à 1942 Max revient fréquemment dans sa ville natale qui devient le sujet central de ses compositions, marquées de déchirements entre sa fidélité et le fossé qui se creuse entre sa famille, sa ville et lui. Toute la poésie de Max Jacob est irriguée par un tenace courant quimpérois et breton, et témoigne de son amour pour sa cité natale.
Arrêté par les nazis il meurt au camp de Drancy en 1944.

 

 

REPRESENTATIONS

Théâtre de Quimper : 30 septembre, 1er et 2 octobre 1994

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1992

Cantate du bout du monde

Jef Le Penven

 

 

S’appuyant sur des fragments de légendes et sur les rares témoignages matériels laissés par les Celtes à travers l’Europe, la « Cantate du Bout du Monde » évoque l’épopée des Celtes.Dans des temps reculés, ils ont quitté les hauts plateaux d’Asie Centrale, où ils étaient éleveurs et dresseurs de chevaux, et ont commencé, sur leurs montures, une longue migration qui les a menés plusieurs siècles plus tard jusqu’au Bout du Monde occidental, Penn ar Bed, le Finis Terrae des Romains, notre Finistère.Mais il ne s’agit pas là, selon la tradition celte reprise par Pierre-Jakez Hélias dans cette Cantate, d’une simple migration d’est en ouest. Il s’agit d’une quête mystique.

Adorateurs païens du soleil, les premiers Celtes le regardent chaque jour s’éloigner d’eux, vers l’Occident, symbole d’un Eden qui les appelle. Ils se mettent en marche, tous, et chevauchent à la poursuite du Soleil, vers le paradis promis. Quand, des  siècles plus tard, et après mille souffrances, ils atteignent les derniers promontoires du Bout du Monde, c’est pour voir le Soleil les dépasser et encore s’enfoncer dans la mer. Abandonnant leurs chevaux, les Celtes se font constructeurs de navires et continuent sur l’océan leur quête vers l’ouest.

Même christianisés les Celtes poursuivent leur quête ancestrale et vaine. Se vivant frustrés et exilés dans leur Penn ar Bed, ils rêvent qu’après la mort, ils appareilleront dans la fantomatique Barque des Morts qui, guidée par un ange, voguera vers l’Ile des Ames, le Paradis. Alors ils seront enfin arrivés.

Actuellement, les descendants des Celtes aspirent toujours au départ vers un Ailleurs, et souffrent, comme dit P.J. Hélias, du « mal de quête », du « tourment d’idéal ».

 

 

JEF LE PENVEN

 

Né à Pontivy en 1919, il fit ses études à la Schola Cantorum et au conservatoire de Paris et fut l’élève très remarqué de l’organiste Marcel Dupré.

Mais la musique bretonne fut très vite sa préoccupation et sa grande joie fut de collecter et de composer. Il s’est attaché à recueillir auprès des chanteurs et des sonneurs de tradition tout un patrimoine musical.

Grand harmonisateur, il sut donner à de très nombreuses chorales un répertoire tant profane que religieux auquel il sut garder une réelle saveur populaire.

Compositeur à 23 ans il a dirigé sa première œuvre symphonique pour orchestre et chœur « Les Celtes ». C’est un peu plus tard, qu’il a composé la « Cantate du Bout du Monde » sur un très beau texte de Pierre-Jakez Hélias.

 

 

CONCERTS :

Cathédrale de Quimper : 21 juillet 1992
Clermont – l’Hérault : 28 décembre 1992

 

 

 

 

 

 

 

 

1991 – 1997

Canto General

 

Mikis Théodorakis

 

Oratorio pour chœur, solistes et orchestre,
écrit et créé par Mikis Theodorakis
sur des poèmes de Pablo Neruda
(Prix Nobel de littérature en 1971),
le CANTO GENERAL est un hymne à la paix et à la liberté.

 

« De tempêtes en accalmies, de murmures en clameurs passionnées, le Canto General c’est la poésie des arbres, de la terre et des hommes, des permanences et des révoltes, des soumissions et des sursauts. Vigoureusement enraciné dans sa  latinité américaine, le Canto atteint par la relecture du musicien de Grèce, une dimension universelle qui touche chaque homme au plus profond de sa sensibilité et de sa raison agissante ». (Jacques Darras) 

 

La rencontre de deux hommes

 

PABLO NERUDA

 

Né au Chili, en 1904, Pablo NERUDA se voit confier dès l’âge de 23 ans les fonctions de Consul. En 1936, l’exécution en Espagne de son ami le poète LORCA marque le point de départ d’une action militante antifasciste.
Il multiplie alors les publications et les prises de position. Parallèlement, il rédige les premiers poèmes du CANTO GENERAL, vaste fresque épique sur l’histoire et les destinées des peuples d’Amérique, en tout près de 300 poèmes, dont la première édition sera publiée en 1943 à Mexico.

Ses positions en faveur des droits de l’homme lui amènent nombre de tracasseries, d’agressions, et de difficultés de tous ordres (expulsions, exil, clandestinité, intimidations…). Il n’en poursuit pas moins inlassablement son témoignage poétique. Universelle, son œuvre a été reçue et traduite dans la plupart des pays.

En 1950, le prix Mondial de la Paix lui est décerné à Varsovie. Il s’engage politiquement aux côtés d’Allende ; plus tard, il appellera les intellectuels chiliens et le monde entier à défendre le processus chilien en 1973. Il meurt 10 jours après l’assassinat d’Allende

 

 

MIKIS THEODORAKIS

 

Né en 1925 sur l’île de Chios, Mikis THEODORAKIS étudie la musique à Athènes et à Paris. Il est l’auteur d’œuvres aussi diverses que des symphonies, des musiques de chambre, des ballets, des chants folkloriques et des musiques de films.

C’est essentiellement le film « Zorba le Grec » qui le révèle au grand public, qui voit très vite en lui le porte-parole d’une nouvelle conscience nationale et le chantre des traditions grecques. En 1961 THEODORAKIS s’engage politiquement, obtenant en 1964 son premier siège au Parlement en Grèce. Depuis le putsch militaire d’avril 1967, il mène un combat sans relâche contre toute forme de dictature. Ses engagements lui valent d’être emprisonné, puis expulsé à plusieurs reprises.
Il peut quitter la Grèce et se réfugier à Paris en 1970, y continuant sa lutte pour la démocratie et la liberté .Après son retour triomphal en Grèce en 1974 , il prend encore une part active dans la vie politique de son pays et continue à composer.
Lui-même considère son œuvre comme une forme de révolution culturelle : « il ne s’agit pas seulement d’engagement politique de l’art, mais, bien plus, de mettre cet art, sous toutes ses formes, à la disposition des masses… »

 

 

Voici un extrait : « America Insurrecta »

 

 

Concerts :

Avril 1991 : Théâtre de Quimper
Mars 1992 : Salle Omnisport de Quimper
Mars 2012 : Auditorium du Conservatoire de Brest
Décembre 2012 : Corum de Montpellier
Mai 1993 : Le Triskell à Pont l’Abbé (enregistrement d’un CD)
Juillet 1993 : Béziers, Rousson
Mars 1995 : Le Triskell à Pont l’Abbé
Mars 1995 :Palais des Arts (Vannes)
Mars 1995 : Théâtre de Quimper
Mars 1995 : Le Quartz (Brest)
Juillet 1997 : Festival de l’Inattendu (La Rochelle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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