Dans
la chambre de Max, Hôtel Nollet à Paris, trois personnages explorent
les notes, les papiers, les archives, les manuscrits, pour tenter d’y
retrouver la trace de la pièce « Trois figurants au Théâtre de Nantes » représentée en 1919 à la Galerie Barbezange et dont le texte depuis s’est perdu.
Cadavre exquis, collage, images agencées comme en échos :
“Max au dos d’Arlequin” propose une promenade dans l’œuvre de Max Jacob,
un effleurement guidé par toutes les fantaisies, toutes les analogies,
auxquelles nous convient les acrobaties funambulesques de Max, orfèvre
des mots et des situations. (C. Artaux)
Le Chœur Penn ar Bed introduit la musique dans ce spectacle théâtral avec des œuvres chantées de P. Le Flem, H. Sauguet, G. Auric,
R. Manuel, F.Poulenc, tous compositeurs contemporains de Max Jacob.
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MAX JACOB
Poète
né à Quimper en 1876, il mena une existence de bohême dans le
Montmartre du début du siècle en compagnie de Picasso, Carco, Salmon et
Dorgelès.
En 1909 il se convertit au catholicisme et se retire à l’Abbaye de St Benoît sur Loire en 1921.
De 1903 à 1942 Max revient fréquemment dans sa ville natale qui devient
le sujet central de ses compositions, marqués de déchirements entre sa
fidélité et le fossé qui se creuse entre sa famille, sa ville et lui.
Toute la poésie de Max Jacob est irriguée par un tenace courant quimpérois et breton, et témoigne de son amour pour sa cité natale.
Arrêté par les nazis il meurt au camp de Drancy en 1944. Il laisse une
œuvre abondante de poète et de romancier et d’autres d’inspiration
mystique empreinte de naïveté telles “les Méditations”.
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CYRILLE ARTAUX
Après
les cours de Jean-Louis Martin-Barbaz, il travaille comme comédien
notamment avec Jean Négroni, Nicolas Bataille, Pierre Mondy, Mario
Franceschi, Jean-Claude Darnal, Alain Mottet, Pierre Meyrand, Pierre
Vielhescaze, Alain Sabaud... Metteur en scène, après avoir monté la
comédie-ballet de Molière l’Amour Médecin, et la pièce de Rolland
Dubillard Naïves hirondelles, il fonde avec Jean-Marc Montel la
Compagnie « Autrement dit » qui crée Appel à témoins, Changement de décor (Spectacle Lauréat du Concours UFR présidé par Roman Polanski). |
S’appuyant sur des fragments de légendes et sur les rares témoignages matériels laissés par les Celtes à travers l’Europe, la « Cantate du Bout du Monde » évoque l’épopée des Celtes.
Dans des temps infiniment reculés, ils ont quitté les hauts plateaux
d’Asie Centrale, où ils étaient éleveurs et dresseurs de chevaux, et
ont commencé, sur leurs montures, une longue et difficile migration qui
les a menés plusieurs siècles plus tard jusqu’au Bout du Monde
occidental, Penn ar Bed, le Finis Terrae des Romains, notre Finistère.
Mais il ne s’agit pas là, selon la tradition celte reprise par Pierre-Jakez HÉlias dans cette Cantate, d’une simple migration d’Est en Ouest. Il s’agit d’une Quête mystique.
Adorateurs païens du soleil, les premiers Celtes le regardent chaque
jour s’éloigner d’eux, vers l’Occident, symbole d’un Eden qui les
appelle. Ils se mettent en marche, tous, et chevauchent à la poursuite
du Soleil, vers le paradis promis. Quand, des siècles plus tard, et
après mille souffrances, ils atteignent les derniers promontoires du
Bout du Monde, c’est pour voir le Soleil les dépasser et encore
s’enfoncer dans la mer. Abandonnant leurs chevaux, les Celtes se font
constructeurs de navires et continuent sur l’Océan leur Quête vers
l’Ouest.
Même christianisés les Celtes poursuivent leur Quête ancestrale et
vaine. Se vivant frustrés et exilés dans leur Penn ar Bed, ils rêvent
qu’après la mort, ils appareilleront dans la fantomatique Barque des
Morts qui, guidée par un ange, voguera vers l’Ile des Ames, le Paradis.
Alors ils seront enfin arrivés.
Actuellement, les descendants des Celtes aspirent toujours au départ vers un Ailleurs, et souffrent, comme dit P.J. HÉlias, du « mal de quête », du « tourment d’idéal ». |
PER JAKEZ HELIAS
Né
en 1914 au bourg de Pouldreuzic, fils de parents ouvriers agricoles, à
la Libération, après avoir été rédacteur en chef de l’hebdomadaire « Vent d’Ouest », il devient chargé d’émissions à la radio.
Il préside la Commission Nationale de Folklore à la Ligue de
l’Enseignement. Professeur agrégé de lettres à l’Ecole Normale du
Finistère et il est également chargé de cours celtique à l’Université
de Bretagne Occidentale.
Il est l’auteur de nombreux livrets d’études et de contes, de poèmes.
Son livre le Cheval d’Orgueil a obtenu en 1975 le Prix Aujourd’hui.
JEF LE PENVEN
Né
à Pontivy en 1919, il fit ses études à la Schola Cantorum et au
conservatoire de Paris et fut l’élève très remarqué de l’organiste Marcel DuprÉ.
Mais la musique bretonne fut très vite sa préoccupation et sa grande
joie fut de collecter et de composer. « Censeur Musical » de Bodaleg ar
Sonerien, il s’est attaché à recueillir auprès des chanteurs et des
sonneurs de tradition tout un patrimoine musical. Grand harmonisateur,
il sut donner à de très nombreuses chorales un répertoire tant profane
que religieux auquel il sut garder une réelle saveur populaire.
Compositeur à 23 ans il a dirigé sa première œuvre symphonique pour
orchestre et chœur « Les Celtes ».
C’est un peu plus tard, qu’il a composé la « Cantate du Bout du Monde »,sur un très beau texte de Pierre-Jakez HÉlias, reprises plusieurs fois tant en Bretagne qu’en Provence. Jef le Penven
fut également un remarquable organiste. 0n lui doit de nombreuses
pièces pour orgues (messes notamment dédiéesà Ste Anne). Très attaché à
la langue bretonne, Jef le Penven mit en musique de nombreux poèmes
d’écrivains bretonnants (Pierre-Jakez HÉlias, Jean-Pierre Calloc’h…).
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